88- un pas de plus

Un pas de plus vers ton grand départ, ma tatie jolie. Qui sera ma bonne fée ici bas désormais? ma marraine? plus de pâquerette, plus de flora ni de pimprenelle ailleurs qu’au jardin. Ma tatie jolie tu me manques, tellement. Tu rejoins les nôtres mais je ne te trouves pas encore au bout du chemin. Comme a ton souhait maintenant tu dois faire le chemin buissonnier. Plus d’entraves à tes ballades, à tes discours, je te sens près de nous. L’autre jour, nous marchions de front, la vie me semblait alors si violente, si froide. C’était doux de te sentir là. Je te souhaite si fort de trouver le repos.

Tous me disent que ton aimé ne va pas bien… qu’il pleure du soir au matin. Je voudrais être auprès de lui, trouver la force de serrer les liens comme on tire sur un lacet, mais pour l’instant encore la seule idée de nouer me donne la nausée. Je n’imagine pas encore ton odeur sans pouvoir sentir ta chaleur.

Je prépare la création d’un autel au jardin. J’ai été tant occupée à l’intérieur en prévision de Samhain que tout est en plan. J’accompagne une femme qui me touche en plein coeur ces temps ci. L’accompagnement me nourri si bien qu’il me fait oublier les difficultés du métier.

un petit échantillon de nos créations:

Publicités

88- Samhain s’en vient

ça bricole sec! on prépare, on craft ^^

5 paires de mains (dont une avide de tout mettre à la bouche) autour de la table, qui coupent, collent, peignent, tresse, froissent en écoutant de la musique.

Voilà mon rêve

En réalité, on cours après un temps qui file, éhonté! la vie courre. Je n’arrive toujours pas à parler de la marraine qui est passée de l’autre côté, c’est bien trop absurde pour être vrai, un monde sans elle. Ma marraine, ma tatie, ma bonne fée. J’ai envie d’aller voir mon oncle, mais imaginer la maison pleine de son absence… je n’y arrive pas.

J’arrive à parler de la mort de nouveau en revanche, une manière détournée de frôler la sienne. à pas de côté. On se renifle à nouveau. Hier je suis allée refleurir le tombeau de ma ancêtres paternels, ma béquille sous le bras, ma fille sous l’autre.

J’ai eu besoin d’y aller une fois juste avec l’homme et la petite dernière. C’est la première fois que je reviens depuis sa naissance. Elle a joué tranquille avec les glands tombés sur le caveau, pendant qu’on plantait… l’année dernière il y avait mon neveu avec nous.

10 ans que ma grand mère est morte. Cette année là, nous attentions notre deuxième et l’homme et moi avions perdu nos deux grand mère paternelles. Je n’en ai jamais parlé. J’avais pu voir ma grand mère une dernière fois avant qu’elle ne quitte nos rives. Elle était maigre, déformée, elle dérivait déjà. Elle m’a reconnu. Son regard… son regard m’avait raconté plus que n’importe quels mots. J’ai un éprouvé extrêmement vivant de ce moment. Je sens encore son odeur, la douceur incroyable de sa peau, le mouvement de ses cheveux sur l’oreiller. Et ma décision d’alors, d’accompagner la Vie.

La Vie, incluant sa limite, incluant son début, ses épreuves, ses moments de grandeur et ses bassesses. Isis et aujourd’hui je comprends Nephtys et la raison de sa présence dans ma vie à mesure que je la découvre. Les jumelles divines, les deux faces d’une même pièce. Le 2 Divin. le métabolisme et le catabolisme. 2 directions d’un même mouvement. La naissance et la mort.

87- Mabon

Je coule en Toi, Isis.

Je respire ton odeur dans la fraîcheur du matin.

Je m’abandonne à toi.

Equi-noxe

Des naissances autour de moi… et ma marraine- tatie qui survit encore un peu… jusqu’à quand?

Et je pleure, et je ris avec mes filles, nous célébrons la vie.

Déesse de l’équilibre, qui veille sur toutes choses, j’honore le voile sur ton front. Et hume ton parfum avec respect.

Equi-noxe, je murmure à ton oreille tout ce qui balance en mon coeur. Je te confie, je te recommande mes béquilles, à l’heure ou, justement, j’ai le pied dans le plâtre.

Equi-libre je m’offre à mes actes. Enfin, je marche mes rêves, droite sur mes talons en vrac, droite sur mes pieds de cavalière, sur mes jambes d’accompagnante, dans mes racines de femme, à ma source de mère, depuis mon soleil de feu, jusque dans mon coeur, dans mes yeux… ou je me vois dans ma somme. Entière. Imparfaite. Enfin en équi-libre.

Merci.

 

 

Isis, Dame des mots de pouvoir,

À ta source, je t’appelle par ton Nom

Pour te célébrer et honorer la Règle

Debout sur le seuil du jour et de la nuit

Équinoxe en équi-libre,

Amma Aset!

IMG-20180924-WA0000

86- Les Mystères de la Naissance, de l’émergence, de la croissance

J’explore la Ronde des Mystères Déaniste auprès d’Isis.

Pour l’équinoxe de printemps (temps de renouveau) et fonction de mes besoins du moment j’ai décidé de faire un travail de guérison de l’enfant intérieur grâce au Reïki, reprendre contact avec la joie, la candeur, la spontanéité et un rituel de renouveau en lien étroit avec Isis et Nephtys au cours de ma célébration du Mystère.

Isis étant la protectrice des enfants, des naissances. Dame de la croissance qui protège ce qui doit croître, Maîtresse du Centre qu’Elle tient. Nephtys étant la Protectrice des choses de l’ombre, qui fait disparaître, qui dissout, « possesseur de la Vie dans la barque de Nuit », Gardienne de la table d’embaumement. Et Gardienne des limites, toutes.

J’ai eu l’élan de partager le plan de ma cérémonie. Elle sera incomplète car je n’écris jamais mes appels et au-revoirs aux Divinités ni aux Gardiens. Elle m’est très personnelle, mais sentez vous libre de vous en inspirer! En voici les étapes:

Bien entendu je l’offre donc, bien entendu, le respect pour l’inspiration dont m’a honoré la Déesse est à respecter en mettant un lien si vous devez partager, Merci.

 

Rituel de célébration des Mystères de la Naissance, de l’émergence, de la croissance avec Isis et Nephtys: 

But du rituel: Célébrer le Mystère par la guérison d’un aspect de mon enfant intérieur, me purifier, me régénérer auprès d’isis et de Nephtys pour que puissent s’exprimer plus librement ma joie, mon innocence, ma spontanéité, ma liberté.

Dans les jours précédents, j’ai noté sur les papiers certaines choses dont j’estime devoir me défaire, ou transformer. Les papiers sont dans une boite qui sera enterrée en fin de rituel et sur lequel je planterai un arbre fruitier (humiam ^^).

matériel à prévoir: l’autel (décoré à votre convenance, il existe pleins de sites et livres très bien qui traitent des correspondances et tout ça donc je ne n’étendrai pas), on peut prévoir une couronne de fleurs pour soi ou pour l’offrande, de l’argile naturelle (rose de préférence), 1 goutte d’HE vivifiante, 1 goutte HE purifiante et 1 goutte d’un HE dont l’odeur vous apporte la joie (attention de respecter les précautions de sécurité et le principe de prudence), un bol pour mélanger (il faut que je fasse un article sur l’utilisation du bol), de l’eau pure (tiède par confort), tenue libre et confortable, des offrandes et libations adaptées (pour moi ce sera mimosa et fleurs sauvages du jardin, lassi rose, kéfir, ocre rouge, eau de fleur d’oranger, galettes de sarrasin, cornes de gazelles).

déroulement:

  • préparer l’autel
  • préparation personnelle (purification Isiaque, méditation, ablutions,…)
  • purification des 7 directions: faire le tour de l’espace rituel avec l’élément correspondant à chaque direction. la brise nettoie, la châleur brûle, la pluie dissout, la terre assimile. Sceller le centre.
  • chanter ou psalmodier le nom des aspects d’Isis et de Nephtys ou le son MA (lié à la Déesse)
  • projeter le cercle – appeler les Gardiens
  • réciter la prière d’éveil de Déa: « Dea, entends l’appel de tes enfants qui t’éveillent après des centaines d’années de repos. Que ton retour éveille la sagesse chez les gens. Que ton retour détruise l’ignorance et la peur. Que ton royaume soit illuminé par notre amour éternel. »
  • appeler les Soeurs Divines
  • énoncer clairement le but du rituel au Centre (cf plus haut ^^)
  • travail rituel:

Installez vous confortablement (mais sans faire la sieste ^^). Respirez tranquillement. Ayez conscience, sentez, que les Soeurs Divines sont auprès de vous, veillent sur l’intégrité de votre être. Posez vous au centre de vous même. Dans ce lieu de calme et de sécurité, vous pouvez vous connecter à votre enfant intérieur. L’inviter a vous rejoindre. Il peut se manifester de différentes façons: images, sons, souvenirs, éprouvés… soyez détendu et à l’écoute de votre corps. Si vous êtes dans l’inconfort écoutez ça aussi et préférez prendre soin de cela que de forcer les choses. Quand l’enfant se sera manifesté, soyez à l’écoute, demandez lui s’il souhaite guérir et quoi le cas échéant. Ce peut être un souvenir, une blessure de quelque nature qu’elle soit… ou peut être rien, juste être avec vous, dans vos bras, ou juste à côté, il s’agit de respecter cet enfant jusqu’au bout des ongles, tendrement, avec un amour infini. Si vous pratiquez le Reïki ou tout autre forme de soin, c’est le moment de prendre soin de ce que l’enfant vous aura confié. Si vous ne connaissez aucune technique, c’est aussi bien: soyez fluide, libre, vous trouverez le moyen de prendre soin de façon tout aussi efficace! Sentez l’énergie affluer, percevez la libération en train de s’opérer, la liberté retrouvée, la joie au bord des lèvres, l’enthousiasme qui déborde… ou rien de tout cela. Et c’est aussi à entendre et à choyer 😉  dansez, chantez ensemble, aimez, jouez! les pieds dans la boue, sautez sous la pluie, roulez dans le sable, jouez aux camions ou à rouler dans l’herbe mais jouez! prenez le temps de rire, de vous cacher, de vous « tendresser », de renouer avec celle ou celui que vous étiez, donnez vous liberté d’explorer avec votre enfant intérieur TOUT ce qu’il veut, tout ce qu’il aime. Lorsque vous sentez que c’est assez, prenez congé de votre enfant intérieur en parfaite honnêteté sur ce que vous pensez faire par la suite (inutile de promettre de revenir visiter l’enfant, le souvenir ou la blessure si vous ne pensez pas le faire ou que vous estimez qu’elle/il n’a plus besoin de vous). Remerciez le, remerciez vous. Revenez à vous, faites un point sur votre corps, vos sensations. Comment vous sentez vous?

Prenez l’argile, le bol, l’eau, les huiles et patouillez tout ça avec tous vos sens. Laissez l’énergie circuler librement entre vous et les éléments et le bol autour. Ne vous contentez pas de mélanger, soyez la transformation, la purification, la régénération. Chargez la préparation de vous purifier, de vous « réanimer » infusez la en récitant:

« Eau, Huile

Terre, Argile

Isis, Nephtys

Iset, Nebt-het

Nil, Tertre

Centre, Enceinte

je suis purifiée, régénérée, renouvelée. »

déposez du mélange aux endroits qui vous sembleront en avoir besoin… ou amusez vous à vous en tartiner le corps entier! (attention aux yeux si vous avez mis des HE!)

  • remerciez sincèrement Isis et Nephtys ainsi que les Gardiens, c’est aussi le moment des offrandes et libations!
  • dites au-revoir aux Jumelles Divines et aux Gardiens, révoquez les. Dissipez le cercle
  • mangez et buvez et nettoyez ^^

85- Réflexions sur la/ma Déesse patronne

Lors de mon initiation à la prêtrise je me suis engagée auprès d’Isis.

C’était comme une évidence qui me cassait les pieds. Et j’ai cherché un long moment à éviter, à reculé le moment d choix et de l’engagement.

Parce que j’aime ne rien faire comme tout le monde alors qu’Elle est choisie par de nombreux cheminants, parce qu’Isis est très renseignée et trop peu en même temps et Elle m’offrait à la critique de ceux et celles qui, puristes ou experts, pourraient juger ma pratique avec Elle…

J’ai freiné des 4 papates pour ne pas que ce soit Elle. J’ai cherché à me faire appeler par une autre, une Déesse de la Terre de préférence, une Déesse peu connue, Une qui ouvrait la porte à toutes les fenêtres, qui aurait suivi mon côté fantasque et sauvage et l’idée que je me faisais de la prêtrise, de ma prêtrise du moins.

Mais non, rien. Mes travaux allaient bon train mais rien de plus. Rien qui ne s’apparente à l’appel d’Isis. Ni de près ni de loin. Je ne m’attendais à rien mais là, rien n’est venu.

Je ne voulais pas vraiment être une suivante d’Isis. Cela ne me faisait pas rêver. Trop dur, trop complexe, trop cérébral, trop prenant, trop exigeant, trop, trop trop.

Mais il a bien fallu que je me rende à l’évidence. L’appel avait été lancé. Et j’avais beau, dans ma tête, chercher un ailleurs plus romantique, c’est l’école de la rigueur qui s’ouvrait infiniment à mes pieds. L’école d’une voie dont j’avais déjà soupé 1000 fois. Dont j’étais lassée aussi. Entendre et étudier toujours les mêmes rites, les mêmes mythes, les mêmes univers…. même encore aujourd’hui je suis à saturation de la théorie de ma Déesse.

Ma tête disait NON! mais je lui appartiens de tout temps. Petite déjà j’étais sous son aile. Avoir l’impression de faire les même choses depuis des vies entières me donne la nausée. Et pourtant, Elle est sans cesse renouvelée et ce n’est pas qu’une expression. Chaque fois que, contrainte (j’avoue) je replonge dans une exploration, j’y trouve une nouvelle compréhension. J’aime découvrir et j’ai l’impression toujours, d’avoir fait le tour d’Isis. Depuis un bon moment. Et pourtant, chaque fois, j’apprends. toujours. immanquablement.

La Déesse aux 10 000 noms, m’apprends de 10 000 façons ses 10 000 leçons.

Cela me fascine.

Depuis que je suis à son service, j’ai aussi pu observer qu’Elle m’encourage à aller vers d’autres. Elle m’amène sur un sentier qu’encore une fois, je ne veux pas prendre. Quand j’envisage la Déesse Soeur, j’imagine enfin pouvoir me consacrer à une Terre Mère… chose qui m’apparaît si simple, si aisé, si limpide, si joyeux… Et… je constate que, de nouveau, la réponse est NON! l’appel est lancé depuis longtemps aussi par cette Déesse qui… bien que très intéressante, me fatigue, n’éveille pas la curiosité. Comme une tenue portée trop souvent, trop longtemps… et qui fini par agacer. Je commence à percevoir que je n’y couperais pas, même si je l’espère encore. Visiblement j’ai encore un long chemin auprès d’Elles, visiblement j’ai encore beaucoup de travail, beaucoup à perfectionner. En même temps… Elles me donnent tant!

Peut être que ces liens ont besoin d’évoluer. Encore une fois, je dois remettre cela entre Leurs mains. Et attendre de voir ce qu’il en germe. Mais une nouvelle fois je dois plonger dans le creuset. Accepter. Accueillir ce qu’il en émergera.

On choisi sa Déesse patronne. ET, on ne la choisi pas. Les deux coexistent dans un même espace temps. J’ai été happée par Isis et c’était bon, doux, j’ai choisi de me laisser aller à ce doux retour en moi même. Je n’ai pas choisi que ce soit Elle, pas consciemment, je n’ai pas cherché ce lien privilégié qui colle comme de la poix. Et pourtant, c’est moi. En revanche j’ai choisi, finalement, de répondre à cet appel, à cet écho.

 

84- le printemps en moi

Tout s’éveille ici, les mimosas ont explosé de lumière, les amandiers se parent de leur tenue de mariage et d’ici peu se seront les argelas qui rejoindront le bal.

Mes lunes sont de nouveau venues me visiter, aujourd’hui. 1 an après les dernières.

J’honore le sang de la lune en moi. De nouveau le cycle s’enclenche.

De nouveau processus sont à l’oeuvre depuis quelques jours, de vieux deuils en attente.

Et Isis qui parait me pousser vers autre chose, ce qui m’angoisse.

La femme en moi toque à la porte de la mère, la pousse en avant, la chahute, semble lui dit « oui, mais pas seulement! regarde! tu voulais tout, alors prends tout! » et tant qu’on me l’offre, j’ai bien envie de m’en saisir 😉

Pis-01

mes projets se sont naturellement placés derrière le bébé et je les en remercie! car grâce à cela tout à coulé de source, sans conflit, sans angoisses. Et mon enfant est tellement détendu, serein, à l’écoute, en confiance que j’en reste baba. Et tout aussi naturellement, les projets sont en éveil depuis que le printemps énergétique a eu lieu. Alors oui, telle la pie mon amie, je m’en saisi pour en faire ma parrure de femme. Poursuivre mon chemin dans la vie.

83- l’éveil la nuit

je suis en panne de sommeil

J’ai un bébé de 2 mois, qui dort suiper bien. bien mieux que ses soeurs à son âge. Impossible de dormir. Ma tête tricote et détricote le monde à longueur de nuits.

Je suis creuvée bien sûr et quand je dis aux gens que mon bébé dort pourtant, ils prennent ça pour un mensonge au pire et de la pudeur maternelle au mieux.

Parfois j’arrive à m’endormir une heure entière en écoutant un enregistrement de yoga nidra. Mais ce qui marche le mieux c’est accumuler assez de fatigue pour pouvoir m’endormir pendant qu’on me parle. là j’arrive à faire des nuits à la mesure de mon enfant (Mon corps a t-il gardé le souvenir de ses soeurs?).

En attendant, la nuit j’ai une deuxième vie, je lis, j’écoute de la musique, je rééduque mon périnée, je médite, je pratique en astral, je chamanise en silence (c’est original), j’élabore des ateliers, des projets, des listes, j’écris des lettres, j’invente des cérémonies complexes… j’improvise des prières, mais le plus souvent je pleure en regardant l’être si beau lové dans mes bras, je souris en voyant ses sourires, en imaginant ses songes, … peut être que j’ai donné tous mes jolis rêves à cet enfant, sous forme de bénédictions que j’égrène en scrutant la lune sur son visage. Peut être que les étoiles que je mire viennent se nicher dans son rêve en coulant par mon sein? Et pourquoi pas? les étoiles de tes yeux viennent bien d’un endroit! alors pourquoi pas de cet entre-deux, ce seuil animal ou se meuvent la brume, ta voie lactée, les trolls et mes songes en volées.

Isis, Soeur, Mère… voit tes enfants, en ton sein se nicher.

Sens tu ma gratitude illuminer ton ciel?

En nos coeur bat ton amour, ton tambour éternel

Je sens si fort tes mains autour de feu,

projetant sur nous ta lumière,

nous bénissant de tes dons,

Toi, Souvenaine des Terres Fertiles,

des Eaux Sacrées de la naissance et de la mort,

en ton sein je me noie, dans tes eaux sombres je m’abandonne

et reçois le précieux joyau de Vie, la flamme du printemps

la joie de la douceur de Vivre dans la tornade de la vie.

La nuit, à l’abris, j’écoute tes silences et ton vacarme,

celui de la terre qui tourne et de tous les cris de la nuit.

Accueille moi tandis que je repose en Tyet.

Puisse Anubis guider mon coeur en ta demeure,

A travers les ombres de ta Divine Soeur,

Jusqu’à Sirius, et me remener au matin sans heurts.

Ma prière s’envole avec l’encens, Aset,

Ancêtre, tu veilles, ardente ou abondante

Je te remercie de ta présence.