63- une jolie vache déguisée en fleur

Mardi j’ai pris plaisir! Et depuis je passe par du petit mieux.

Je me suis fait coulé un bain bouillant en l’honneur d’imbolc.

D’habitude je célèbre Imbolc au premier quartier. Mais là ça s’est imposé comme ça. Je n’ai pas ritualisé ce soir là. Je ferais ma célébration officielle lors de mon jour officiel. Et ça a fini par un regard posé sur l’obscurité à priori à l’opposé d’imbolc.

J’ai commencé par dissoudre du sel puis j’ai mis des flocons d’avoine dans un linge propre. J’adore faire ça, le bain devient laiteux. Ça fait une peau de reine et des cheveux… comme mon cheval les aime ^^ . J’ai fini par ajouter une goutte de lotus et le paradis était là!

Les bougies, l’odeur, le calme, la pénombre, les étoiles qui apparaissaient par la fenêtre.

J’ai laissé mes sens se dissoudre dans le temps et l’espace… les mots se sont mis à couler tout à coup, à mesure que les maux respiraient. Une longue prière s’est imposée à moi, pendant près d’une heure et en alexandrins s’il vous plaît! Mes paroles m’étonnaient moi même.

Je savais être en transe et comme à chaque fois j’ai regretté de ne rien avoir pour enregistrer. Au terme, c’est Isis-Nephtys qui se sont présentées comme 2 faces d’une même pièce. Nephtys m’a laissé entrevoir une partie d’elle dont j’ignorais la profondeur et l’obscurité. Elle m’a lancé un appel franc à explorer cet aspect en moi.

Suite à celà j’ai pu observé l’existence d’une patrie de moi dont je ne suis vraiment pas fière. Violente, glacée dans le soufre, envoûtante et fourbe, riche de toutes sortes de stérilité, fascinante séductrice, superbe prostituée, le coeur raide et sec, sans contraintes, sans appel, tranchante, injuste et égoïste, calculatrice, manipulatrice, aucune règle, aucune morale, aucune limite, aucun respect. Une sur qui glisse les couleurs, qui se fait un manteau avec les insultes, les jugements, qui se pare de souillures et de fange, qui se torche avec les émotions. Et tout ça dans le plus cordiale « bat les couilles », en toute simplicité, sans rage ni colère juste avec la joie infinie de jouir de tout et de tous en tout égoïsme. Une qui est bien trop large pour mes habits et qui tend les coutures à les faire toutes péter. Une qui s’appliquerait à détruire sans grâce.

…. voilà tralala et regards obscurs…

62- l’attente

Je n’ai toujours pas les resultats de mes examens.

Je doute, j’ai peur d’avoir fait tout ça pour rien. De me retrouver au point de départ. Qu’on me dise qu’humainement, je ne suis pas faite pour ça. J’ai peur de ne pas pouvoir achever ça aussi.

Je me vois déjà en stage avec une sage femme… je m’y vois. Puis en maternité. Ce serait encore trop dur de faire le deuil de ça. Ce petit papier qui m’ouvre tant de portes supplémentaires, il me le faut.

On nous avait dit qu’ils ne traineraient pas à donner les résultats mais nous sommes déjà à 48h de la date max qu’ils s’étaient fixés. Je n’ai pas du tout hâte de savoir. J’ai été beaucoup trop déçue de mon passage.

Et pourtant si je dois faire ce deuil là aussi autant être fixée.

J3 le dire

Ma colère est infinie.

J’ai mal, j’ai tellement mal. C’était tellement beau ce que la vie avait placé dans nos mains! J’aimerais ne pas vivre ça. Retrouver ma confiance. Mais chacune de tes paroles est un mensonge. Chaque chose que tu poses est malhonnête, vide, creuse. Tu n’as aucun courage. Tu es faux. Tout est faux. Tu n’as plus aucun crédit. Je ne croix plus rien.

Tes mots sont du poison. Les miens sont éreintés, usés d’être utilisés, suppliants, criants ma douleur. Ma détresse. Je ne sais plus comment le dire. Comment sortir tant de haine te de douleur? J’appelle de mes voeux la détente et la douceur, la cicatrisation, la guérison. Mais c’est l’écho qui répond. Seul le vide assourdissant. Je tremble de honte de ne pas savir renoncer tout à fait. Je ne peux rien achever. Dire adieu! à ces merveilleux possibles qui s’eloignent de nous depuis 10 ans. Adieux à mon rêve, mon utopie. À cette illusion de bonheur. Non je ne suis pas franche finalement moi non plus. Je rêve d’un être qui ne pourrait pas me blesser, qui ne saurait pas faire, qui ne voudrait pas. Qui me verrait.

Je le convoque à chaque minute. Et tjrs ma prière me revient en échec, murmurant que je ne le meriterais que quand j’aurais eu le courage de faire mes adieux.

À toi, à la douleur, à mon eden, à ma grâce,  qui n’ont peut être jamais existé que dans mes yeux.

Je me momifie. Conservée mais morte au dedans. Tu ne comprends pas, tu n’entends pas. Et je reste là m’infligeant tjrs plus de douleur.

Un puis sans fond dans lequel tu déverses tes erreurs et tes pardons. Sans plus d’incidences, brandissant l’amour comme tant d’autres raisonw. Culpabilisantes. Toutes.

61- livres

Je me suis fait plaisir en achetant un livre donc.

Une copine m’avait mis l’eau à la bouche en m’en parlant.

« Dis-moi qui tu aimes, je te dirais qui tu es » de Marc Pistorio.

L’auteur, psy de son état ^^, part des travaux de Bowlby et de son élève Mary  Ainsworth sur les 4 grands modes d’attachement des enfants. Et il developpe le fait que l’être arrivé à l’âge adulte reprend ce même mode d’attachement dans ces relations, notamment au sein du couple. Ce processus reste la plupart du temps inconscient, sauf à entamer une thérapie en ce sens.

Ces modes d’attachement ont donc été séparés en 4:

-le sécurisant

-l’ insécurisant anxieux

-l’insécurisant évitant

-insécurisant désorganisé

Je trouve le sujet passionnant, malgré une menteur au démarrage du livre ou j’ai eu l’impression qu’il répétait en boucle 2 phrases en declinant toutes les manières qu’offre la langue française de le dire. Peut être que si je n’avais pas été déjà très familière de ces théories, j’aurais apprécié. Il étaye ses propos par les découvertes des neurosciences…. qui me fascinent!

Je suis tricotée en mode insécurisant évitant. Bon… je ne decouvre rien de bien choquant pour ma part mais je trouve pour l’instant le livre bien fait. L’auteur rend sont propos très accessible et intéressant pour qui l’est déjà un minimum.

On peut aisément se reconnaître dans un des 4 modes qu’il expose. Lorsqu’on est parent on s’exposer à une saine remise en question, positive, l’auteur ne culpabilise pas, il tend à amener un questionnement, une observation sincère ainsi que l’idée d’une bonne marge de progression! En tant qu’enfant, individu, parent et partie d’un couple.

Personnellement, j’ai du mal à me souvenir du mode d’attachement que j’entretenais avec ma mère mais celui avec mon père a laissé des traces très nettes et bien identifiables.

La bonne nouvelle est donc que j’ai une bonne marge de progression! Et ce soir j’arrive à en rire ce qui est bon signe. Avant celà, je réalise combien ce mode a impacté voir même a conditionné mes couples et mes choix amoureux et c’est assez glaçant sur le coup.

C’est particulièrement intéressant pour moi, peut être pour d’autres… Je ferais sûrement un retour sur la suite du bouquin par la suite, mais j’avais besoin de poser ça ici aujourd’hui, à mi-parcours.

défi J1 état des lieux et perspective.

Ça y est! J’ai passé mes examens.

Bon, aucun soulagement en attendant les résultats puisque j’ai merdé… bon on verra mais c’est pas par coquetterie que je dis ça. Je ne suis pas du tout confiante.

Bref c’est passé.

La periode est toujours très douloureuse pour moi. Je n’en vois pas le bout. Je me reveille le matin et me première pensée c’est « et merde! » Je voudrais juste dormir toute la journée en attendant que la douleur s’apaise… non je sais c’est pas la solution. Ce n’etait qu’une constatation.

J’ai donc décidé de me faire du bien et de poser un regard sincère sur ce que je traverse.

Pas facile, l’existence de ce blog tend à prouver le contraire mais j’ai en fait, beaucoup de mal à livrer ma vulnérabilité. C’est dit. D’autant que mes récentes blessures ont pas mal réouvert cette blessure là. Pour pas dire qu’elles ont creusé un nouveau gouffre à l’intérieur.

Soit! je vais me soigner, essayer tout du moins car là depuis l’endroit ou je me trouve je doute d’arriver un jour à stabiliser ce point très insecure. Le mensonge, la trahison m’ont gangrené le coeur et…. je pisse le sang depuis le 7 juillet.

Pour m’aider j’ai entamé un livre, commandé 2 autres et j’ai débuté aujourd’hui un defi des 100 jours. Ce qui me donnera, j’espère, la motivation d’écrire ici plus souvent.

Je mange mal, je dors plus que de raison, je ne marche plus et c’est de pire en pire, je n’ai plus envie de rien, je ne vois pas d’issu à ma douleur, à ma colère, je n’ai pas non plus d’énergie pour exprimer quoique ce soit. Pas besoin de sortir de psycho pour décripter tout ça… qui dit pression dit dépression.

Je l’ai lâché, voilà. J’ai mal à en crever. J’ai une rage folle. Et même si une partie de moi sait que ça finira par s’arranger, une autre partie dit que c’est trop pour la petite chose que je suis et que je ne serais jamais plus heureuse. Et c’est la dernière voix qui parle le plus fort. Elle me dit aussi que je suis victime de tout ça. Que finalement je ne mérite pas mieux puisque je n’arrive pas à surmonter, pire! Je ne veux même pas que ça me soit arrivé à moi!

Je ne veux pas. Déni? Oui! Et j’emmerde le monde.

Je n’ai plus à feindre la force et la résilience puisque j’ai fini ma formation. Alors je peux m’effondrer.

Alors j’ai pris note de 6 croyances limitatives là aujourd’hui:

 

1- le bonheur est éphémère (et seul un malheur égal peut suivre)

2- dès que j’accorde ma confiance un truc horrible m’arrive

3- la confiance n’est pas réparable

4- on ne peut pas tout avoir et donc :

5- un grand bonheur ne peut être la récompense que d’un grand malheur

6- on ne peut pas changer sa nature

 

Je vais me faire quelques jours de bonhommes allumettes avec ça

60- étreinte éteinte

Ces jours ci je me sens comme un lion en cage.

Déa aide moi à clarifier mes émotions,

Je me sens sale et brouillon, tout me contrarie, me tape sur les nefs, me rend furieuse.

Paatience est parti en vacances. Ma formation et surtout mes révisions sortent par mes narines fumantes.

J’ai la colère. Je rebelle franchement ma vie. Elle redevient vite trop étroite. Oui c’est exactement ca: tout me parait étroit!

J’ai envie de faire péter les coutures de ma vie entière.

Ou sont passés mes rêves d’enfant? Quand je grimpe sur les arbres ou que je suis un bandit au grand coeur sans maître, libre de tout.  Un ermite. Un agent secret. Une mère universelle. Une prêtresse des colines. Une chamane magicienne. Une inventrice géniale. Un auteur avec une muse hyper-active… une fermière aguerrie. Une sorcière herboriste.

Mon quotidien m’écrase. 2 semaines que je ne suis pas partie marcher. Au moins j’en fais au moins j’ai envie d’en faire.

J’ai envi d’un défi j’ai besoin de me mesurer pour pouvoir ajuster mes vêtements.

Je vais devant l’autel, entendre ce qu’on me dira.

59- pleine lune

Je n’arrive pas à me mettre dans l’ambiance du solstice… j’ai juste tout le temps envie de dormir… de cocooner.

Hiberner dans ma grotte.

On a commencé les decorations de la maisons avec les filles même elles avaient du mal à s’y plonger.

On médite ensemble, c’est étrange de les contempler si grandes. Pour la pleine lune elles ont eu envie de venir avec moi. Quand elles sont là je m’adapte. Nous avons passé 20 minutes à regarder la lune monter par la fenêtre de ma pièce de travail. On savourait le silence, l’encens, les bougies, la lueur de la lune à travers les branches nues, l’obscurité… serrées toutes les 3 dans le châle de ma grand mère.

On s’est chuchoté des histoires

Elles étaient fatiguées. moi aussi. C’était doux après une journée intense.

Quand elles ont été pleines de ce qu’elles avaient besoin de prendre, elles sont parties se coucher. et moi je suis restée avec la lune. J’ai improvisé une célébration. Puis on a partagé une grenade d’un autre monde, de loin la meilleure que j’ai goûté jusque là! et quelques litchis délicieux.

Merci pour ces moments suspendus ils sont si précieux… j’en veux encore tout plein. d’accord ce serait ça l’ambiance du solstice et mon cadeau? je passe commande. ça et pouvoir faire plaisir à mes fées.

Merci Déesse pour ces présents. pour ton regard, ta présence, tes enseignements qui me transforment… dans la douceur ou le fracas, toujours avec amour

de coeurs à coeurs